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SASU ou EURL : quelle société choisir quand on est seul ?
L'EURL coûte moins cher en cotisations si vous vous versez une rémunération régulière. La SASU est plus intéressante si vous voulez vous payer surtout en dividendes, ou ne rien vous verser au début. La grande différence est le régime social du dirigeant.
Mis à jour le 29 octobre 2026. Taux indicatifs : une simulation avec un expert-comptable reste conseillée.
Les deux sociétés côte à côte
| EURL | SASU | |
|---|---|---|
| Statut du dirigeant | Gérant, travailleur non salarié (indépendant) | Président, assimilé salarié |
| Cotisations sur la rémunération | Environ 40 à 45 % du net versé | Environ 75 à 80 % du net versé |
| Si vous ne vous payez pas | Cotisations minimales quand même (environ 1 100 € par an) | Aucune cotisation |
| Impôt par défaut | Impôt sur le revenu (option possible pour l'impôt sur les sociétés) | Impôt sur les sociétés : 15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 % |
| Dividendes | Au-delà de 10 % du capital, soumis aux cotisations (environ 45 %) | Taxés à 31,4 %, sans cotisations sociales |
| Protection sociale | Celle des indépendants | Proche de celle d'un salarié |
| Chômage pour le dirigeant | Non | Non |
Ce que ça donne en euros
Pour vous verser 1 000 € net, une EURL dépense environ 1 450 €, une SASU environ 1 800 €. Sur une année à 5 000 € net par mois, l'écart de cotisations dépasse 20 000 €.
Mais la SASU se rattrape avec les dividendes. Selon une simulation publiée par un cabinet pour 50 000 € de bénéfice : une SASU qui combine un salaire et des dividendes laisse environ 25 100 € net, contre environ 21 400 € pour une EURL où tout est versé en rémunération. Le résultat change beaucoup selon votre situation : ce n'est qu'un ordre de grandeur.
Le piège des dividendes en EURLSi votre capital est faible (par exemple 1 000 €), presque tous vos dividendes dépasseront le seuil de 10 % et paieront environ 45 % de cotisations, en plus de l'impôt. En EURL, on se paie plutôt en rémunération.
Comment trancher
Plutôt EURL si…
- vous voulez vous verser un revenu chaque mois ;
- vous cherchez les cotisations les plus basses sur ce revenu ;
- vous avez déjà une activité qui tourne.
Plutôt SASU si…
- vous ne comptez pas vous payer au début ;
- vous voulez vous payer surtout en dividendes ;
- vous voulez une protection proche de celle d'un salarié ;
- vous touchez le chômage au moment de créer : une SASU sans salaire permet souvent de le conserver.
Et si vous êtes plusieurs : SAS ou SARL ?
Ce sont les mêmes logiques, avec plusieurs associés.
- SARL : la version à plusieurs de l'EURL. Si le gérant détient plus de la moitié des parts, il est travailleur non salarié. S'il en détient la moitié ou moins, il est assimilé salarié.
- SAS : la version à plusieurs de la SASU. Le président est toujours assimilé salarié. Les statuts sont plus libres, ce qui facilite l'arrivée de nouveaux associés.
Et la micro-entreprise ?
Pour démarrer seul avec peu de frais, elle reste souvent le plus simple. Voir notre guide micro-entreprise ou SASU.
Une fois la société créée
Il vous faudra un compte pro au nom de la société dès la création, et en général un expert-comptable.